Le TOP 2018 (Guillaume)

  • A Perfect Circle – Eat the Elephant

Cet album de ce groupe mythique a été commenté par de nombreux webzines et fans. Discussions virulentes entre ceux qui considèrent que c’est un excellent album, et les autres, qui estiment que c’est un album raté. Je me situe dans la première catégorie. Il a mis un peu de temps à grandir dans sa totalité phonique, mais après de multiples écoutes, je lui reconnaît sa prise de risque, tout en gardant les éléments prégnants des débuts. Je trouve que l’album est très déprimant. On ressort de chaque écoute avec des séquelles mais avec cette volonté d’y retourner, de se languir, de souffrir, de ressentir cette puissante douceur. Car oui, c’est un album qui s’appui plutôt sur une composition atmosphérique, qui explose par moment, mais qui nous laisse planer dans de lancinants interstices. Seul bémol, la production,trop américaine, c’est à dire trop compressée. Mais ça fonctionne bien avec leur style au final. Non, vraiment, une réussite

  • Riverside – Wasteland

Premier album après le décès de feu leur guitariste. Comme pour A Perfect Circle, j’ai eu un peu de mal à entrer dedans, leur single Lament est pas forcément bien choisi. Mais après plusieurs écoutes je suis plus que convaincu: les riffs sont plus incisifs qu’à l’accoutumé, peut-être même mieux maîtrisés, tant dans leur composition, que dans le son, plus sec, plus direct. Ce côté peut-être par moment plus métal tranche avec des passages beaucoup plus pop, notamment grâce à la voix toujours aussi épurée, mais là aussi, bien mieux employée de Duda, notamment sur les chœurs. Je trouve cet album peut-être encore meilleur que le précédent, car il y a la tristesse de la mort de leur comparse qui est omniprésente. On joue bien davantage en mineur qu’en majeur, et, comme pour le dernier Anathema, cela confère de la densité à l’ensemble. C’est peut-être leur meilleur album, puisque c’est également la première fois où je me suis réellement dit que ça ne ressemble en rien à Porcupine Tree. C’est Riverside, enfin !

  • Dead Can Dance – Dionysus

Comme pour APC, Dead Can Dance a beaucoup été discuté cette année et a vu fleurir de nombreuses critiques, notamment de la part de ceux qui estimaient que leur musique n’était plus suffisamment Cold/Dark Wave. Et bien moi, j’aime beaucoup les influences World Music qui se trouvent sur cet album. Ça reste malgré tout du Dead Can Dance, avec un son froid et répétitif, qui nous emmène dans des contrées lointaines. Peu de chant cette fois ci, mais une composition voluptueuse, et les chœurs qui s’envolent ici et là sont tout simplement sublimes. Au départ, l’album peu sembler un peu court (36 minutes), mais cela lui confère une densité qu’il n’aurait peut-être pas eu en étant plus long. Sans aller droit au but, puisqu’il met en oeuvre un labyrinthe dans lequel on se déplace à moitié ivre, à moitié sur de nous, cet album pose cependant des fondations tellement stables, qu’on comprend ce choix de limiter le temps. Hâte de les voir au Grand Rex à Paris !

  • Nine Inch Nails – Bad Witch (EP)

Que dire, c’est du Nine Inch Nails. Mais un NIN qui après s’être laissé aller à la douceur sur Use Violence, repart dans des contrées plus entraînantes et cauchemardesques. On est par moment pas très loin d’un David Bowie, notamment dans l’utilisation de la voix. Les cuivres sont un ajout très intéressant, ce qui confère à la musique une ambiance hybride. On est face à un NIN qui revient au base, avec des sons électro lo-fi, des batteries nerveuses, et des ambiances planantes en arrière plans. Bref, un mix entre Cold Wave, électro, beat, pop, indus… Trent arrive toujours à nous surprendre. Ce serait cependant désormais bien qu’il propose un album complet et non plus un EP de 30 minutes.

  • The Pineapple Thief – Dissolution

Découvert avec leur précédent album Your Wilderness, The Pineapple Thief continuent là où ils s’étaient arrêtés: des chansons plutôt linéaires, avec une instrumentation en apparence simple, ce qui permet d’entrer assez facilement dans l’album et leur musique. Derrière cette apparente simplicité se cachent cependant des titres denses, notamment en ce qui concerne les patterns de batterie magnifiés par Gavin Harrison qui fait désormais officiellement partie du groupe. Résolument moderne, mais s’appuyant sur des structures héritées des grands de la prog, TPT se cristallise surtout grâce à l’utilisation de la guitare acoustique, d’une pure beauté, et par le chant soigné et varié de Bruce Sword. Vu en live à la Maro cette année, je ne peux que recommander. C’était intense, tout en étant, je repète, accessible.

  • Charlotte Gainsbourg – Take 2 (EP)

Après Rest qui m’avait vraiment beaucoup plu, bien que peut-être en dessous de ses précédents albums enregistrés avec Air et Phoenix, Charlotte Gainsbourg a sorti cette année un EP qui est d’excellente facture. Il y a tout d’abord de nouveaux morceaux, toujours aussi électro-pop, parfois plus calme, d’autres plus grandiloquent. Au-delà, deux titres en live, dont Deadly Valentine, qui est un des meilleurs morceaux du précédent album. Ayant vu Charlotte Gainsbourg à Rock en Seine, sa vaut vraiment le coup: ses morceaux se développement différemment, sont plus énergiques, plus puissants, plus mystérieux, avec une scénographie travaillée. Bref, merci pour cet EP !

  • Green Carnation – Last Days of Darkness (Album Live)

Green Carnation avait sorti en 2001 un album d’un titre de 60 minutes intitulé Light of Day, Day of Darkness. Un monument de la prog ! En 2016 ils interprètent l’album en live. Cette année ils l’ont sorti en CD/DVD. Une pure merveille et une occasion parfaite pour redécouvrir cet album mythique. En plus de cela, on a le droit à un documentaire de plus de 30 minutes, et un livret de 12 pages, le tout magnifiquement emballé. Nul doute que ça deviendra un article de collection, si ce n’est pas déjà le cas.

  • Jack White – Boarding House Reach

Je connais très peu la carrière solo de Jack White mais j’aime énormément ce qu’il a fait avec les White Stripes. Je me suis donc laissé tenté et je ne regrette pas. Mélange de rock, de blues, de jazz, qui va la plupart du temps va droit au but, avec des mélodies entraînantes dans lesquelles on entre directement. Le mixage est particulièrement intéressant puisqu’il arrive à créer un son moderne, mais qui rappel les prods des 70s et 80s. J’ai notamment pensée à Led Zeppelin. Il utilise par ailleurs à merveille sa voix. C’est bien plus varié qu’à l’époque des White Stripes. Il joue avec la stéréo, avec les distos, tantôt plus posées, tantôt plus énervées.

  • NOEKK – Carol Stones and Elder Rock

Enfin de la nouvelle musique de NOEKK, groupe dans lequel évoluent les membres de Empyrium. Bien que la musique en ait hérité des composantes dark folk et romantiques, on retrouve des ambiances bien plus prog, déstructurées, nerveuses, avec des sons dont on a pas forcément l’habitude. Dommage seulement que cet EP soit si court: 4 morceaux, dont deux qui ne dépassent pas les 2 minutes. En espérant que cet EP annonce un nouvel album.

  • NOSOUND – Allow Yourself

Groupe italien signé sur K-Scope, découvert cette année. Musique d’une douceur hypnotique, ambiant et électronique. Des paysages qui s’évaporent au gré d’un jeu de lumière tantôt omniprésente, tantôt comblée d’un voile sombre. C’est au final très moderne dans sa conception minimaliste, mais loin des absurdités radiophoniques, NOSOUND partage plutôt avec les groupes alternatifs la passion du mystère et de la mélancolie.

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